Votre chien tire en laisse ?

Pourquoi et comment un cadre clair change tout

Si je devais choisir le comportement que l’on retrouve le plus souvent en séance, c’est celui-ci :
le chien qui tire en laisse, dès la première minute de la promenade.
Un comportement épuisant, frustrant, parfois même dangereux, qui abîme le plaisir d’être dehors.

On entend souvent :
“Il n’écoute pas”, “C’est lui qui me promène”, “Il est têtu”, ou encore “Il ne respecte rien”.

En réalité, un chien qui tire n’est pas volontairement dans l’opposition :
il est simplement débordé par son environnement, trop stimulé, trop excité, ou trop en avance émotionnellement.

Et non : attendre qu’un chien arrête de tirer de lui-même ne fonctionne pas, encore moins avec un harnais.
On peut marcher des années ainsi, rien ne changera sans un cadre clair et un conditionnement cohérent.

Tirer n’est pas un acte de « domination » !

Tirer n’est pas un acte de domination, c’est un acte d’émotion.
Et un acte d’émotion doit être accompagné, pas laissé au hasard.

Ce n’est pas en laissant faire qu’un comportement disparaît, c’est en donnant au chien des informations logiques et cohérentes :
ce qui l’amène au confort, et ce qui l’en éloigne.

Le chien progresse avec des informations claires

Un chien progresse lorsqu’il comprend et pour qu’il comprenne il faut:
Que les bons comportements soient renforcés, que les mauvais comportements deviennent inconfortables voir ignorés et qu’il soit physiologiquement dans un état suffisamment stable pour réfléchir, proposer et choisir l’option la plus bénéfique pour lui même.

Ce n’est pas de la dureté.
Ce n’est pas de la permissivité.
C’est une éducation juste, cohérente, et respectueuse de l’espèce.

Qu’est ce que son état physiologique?

Être physiologiquement dans un état stable signifie que son corps soit calmé, régulé, non stressé, non débordé.

En éducation canine et en éthologie, ça veut dire que : le chien n’est pas en montée d’adrénaline, son cortisol est revenu à un niveau normal, il n’est ni trop excité ni trop stressé, son système nerveux n’est pas en alerte et son cerveau émotionnel n’écrase pas son cerveau “réfléchi”

Observer l’émotion derrière la marche

Mon rôle, en tant qu’éducatrice, est d’observer comment votre chien vit la promenade :
sa tension, son rythme, son émotion, sa lecture du monde, la vôtre.

Car un chien ne marche pas mécaniquement : il marche en fonction de ce qu’il ressent.
Et tant que son émotion déborde, la laisse déborde avec lui.

Quand le cadre devient clair, la marche change naturellement

Lorsque les choses deviennent plus claires, plus prévisibles, plus cohérentes:
La marche change naturellement. Le chien comprend où se situe sa zone de confort et il choisit de rester dans cet espace.

Avec un accompagnement respectueux, progressif et véritablement éducatif,
les promenades redeviennent un moment simple, fluide et agréable, sans tension permanente, sans incompréhension.

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